Les éphémérides de la Shoah : 20 août

par mazaltop

20 Août

1941

  • A Paris, le 11ème arrondissement est mis en état de siège après accord entre la préfecture de police et l’armée allemande, personne ne peut y entrer ou en sortir librement. Les stations de métro sont fermées. Les hommes doivent présenter une pièce d’identité et tous ceux qui avaient obéi à l’ordre de recensement des juifs sont arrêtés chez eux ou dans les rues par les policiers français. 
Aucune différence n’est faite entre citoyens français et étrangers.
    Pour la première fois des citoyens français juifs sont arrêtés et incarcérés au camp de Drancy ouvert le même jour. Ce camp de transit est gardé par des gendarmes français ; La plupart seront déportés par les deux premiers convois de mars et juin 1942. 
Du jour de son ouverture le 20 août 1941 jusqu’à sa libération le 18 août 1944, plus de 70.000 Juifs, dont 11.000 enfants (le plus jeune ayant 15 jours), ont transité par Drancy avant d’être déportés à Auschwitz. 
Seuls 2.500 d’entre eux ont survécu.
  • La Gestapo assassine 350 juifs de Koretz (Ukraine).
  • Apr ès l’entrée des nazis à Minsk (Biélorussie), où vivent 60000 juifs, un ghetto est créé autour des petites maisons en bois.
  • Après la déportation des 3 000 juifs du Banat à Tasmajdan, près de Belgrade, les nazis déclarent le Banat yougoslave, situé entre la rivière Tisa (Theiss), à l’ouest, et la frontière roumaine, à l’est, « purifié de ses juifs».
  • Deuxième arrestation massive de Juifs en zone occupée, à Paris. Les 4.232 hommes arrêtés par la police française sont internés au camp de Drancy, sous administration française.
  • Un convoi quitte Vienne (Autriche) avec 997 juifs à destination du camp de concentration de Theresienstadt.
  • Début de la déportation des juifs de Radzin (province de Lublin) au camp d’extermination de Treblinka.
  • 8000 juifs de Falenic a sont déportés en trois jours au camp d’extermination de Treblinka (Pologne).
  • 2000 juifs de Rembertov (Varsovie) sont déportés au camp d’extermination de Treblinka. Tous sont tués par les SS.
  • Durant quatre jours, 21 000 juifs sont déportés du ghetto de Kielce (Pologne) au camp d’extermination de Treblinka. Le ghetto se trouve ainsi pratiquement liquidé. Les 2000 juifs restants sont regroupés dans un camp de travail forcé.
  • Un nouveau convoi de 1 000 juifs, hommes et femmes, quitte le ghetto de Theresienstadt en direction de l’est. Sa destination reste encore inconnue, car on ne signale aucun survivant. on pense que les déportés furent assassinés dans la région de Minsk (Biélorussie) par les SS.

1943

Treblinka's Memorial in Winter

Image via Wikipedia

  • 100 juifs sont assassinés par les SS à Koziany (Biélorussie).
  • Le ghetto de Gleboki (Biélorussie) devait être liquidé, mais des groupes juifs, constitués pour combattre les nazis, y existaient déjà. Afin de briser la résistance et de rendre toute fuite impossible, les nazis incendient le ghetto. En deux jours, 3500 juifs sont tués par les SS et la police lituanienne. Quelques jeunes gens parviennent cependant à fuir et à se réfugier chez les partisans du groupe Kaganovitch. 60 juifs environ sur 6000 survivront à l’occupation.

Source http://www.israelvivra.com

Zigmond Adler Liège, Belgique

18 juillet 1936

Les parents de Zigmond étaient des Juifs tchécoslovaques ayant émigré en Belgique. Sa mère, Rivka, était chemisière. Elle était arrivée en Belgique étant jeune pour y trouver un emploi fixe. Imitant en cela son frère aîné, Jermie, qui avait installé sa famille à Liège plusieurs années auparavant. A Liège, Rivka rencontra Otto Adler, un homme d’affaires, et l’épousa. Le couple était impatient de fonder une famille.

1933-39 : La famille Adler vit naître Zigmond en 1936, mais Rivka mourut un an plus tard. Otto se remaria mais l’union ne dura pas. Le père de Zigmond se maria alors pour la troisième fois et Zigmond eut bientôt, une demi-soeur et une vie de famille équilibrée. Petit garçon, Zigmond rendait souvent visite à la famille de son oncle Jermie qui vivait à quelques mètres de chez lui.

1940-44 : Zigmond avait trois ans lorsque les Allemands occupèrent la Belgique. Deux ans plus tard, ils déportèrent son père au Service du Travail Obligatoire. Par la suite, la belle-mère de Zigmond quitta Liège, le confiant à oncle Jermie et tante Chaje. Lorsque les nazis commencèrent la rafle des Juifs à Liège, plusieurs amis catholiques d’oncle Jermie les aidèrent à obtenir de faux papiers et à cacher leur identité juive. Ils leur louèrent une maison dans un village alentour. Deux ans plus tard, un dimanche matin, très tôt, la Gestapo arriva dans la maison. Ils soupçonnaient des Juifs d’y habiter.

Zigmond, sa tante et deux de ses cousins furent envoyés dans le camp d’internement de Mechelen, puis à Auschwitz, où Zigmond, alors agé de 7 ans, fut gazé le 21 mai 1944.

source

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