Les éphémérides de la Shoah : 19 août

par amosdumoss

Chaque jour, des années 1942 à 1945, des Enfants, des Femmes et des Hommes ont été raflés, emprisonnés, assassinés, gazés et brulés. Ce n’était pas le fait de quelques hommes, mais bien de Nations, et d’états souverains et démocratiques. Des lois ont été votées et mises en place pour pouvoir assassiner les juifs, légalement.
Pour chaque dizaine de collabos, il y avait un Homme ou une Femme, qui au péril de leur vie, mettait tout en œuvre pour sauver un Enfant, une Femme ou un Homme.

19 Août

1941

  • 1 500 juifs de la ville de Zambrow (province de Bialystok) sont assassinés par les nazis dans la région de Szumovo.

1942

  • Au cours de la campagne d’extermination massive des juifs d’Otvock (région de Varsovie), 7 000 personnes sont déportées au camp d’extermination de Treblinka. Les juifs d’Otvock se défendent farouchement : 2 000 d’entre eux sont fusillés sur place par les SS. 700 autres parviennent à fuir dans les bois.
  • Un convoi de 1 000 juifs quitte le camp de regroupement de Drancy (France) pour le camp d’extermination d’Auschwitz, où 817 hommes et femmes sont aussitôt gazés. 5 déportés seulement survivront jusqu’à la libération du camp par l’armée soviétique, en 1945.
  • 2 400 juifs du ghetto de Grodek (province de Galicie, R.S.S. d’Ukraine) sont déportés au camp d’extermination de Belzec. Environ 50 juifs sont fusillés et les blessés sont enterrés vivants par les SS.
  • Durant trois jours, 17 000 juifs de la ville et de la région de Lutsk (Volhynie, R.S.S. d’Ukraine), internés dans le ghetto, sont conduits sur les collines de Polanka pour y être fusillés par les SS.

1943

  • En quatre jours, le ghetto de Bialystok est liquidé.

1944

  • Un dernier convoi comportant surtout des juifs grecs, et aussi des juifs étrangers, quitte le camp de regroupement de Haidari (camp d’internement de la police situé dans le quartier Haidari) à Athènes pour le camp d’extermination d’Auschwitz.

Portrait du jour

Mirjana Babunovic Dimitrijevic

Sarajevo, Yougoslavie
juillet 1921

Mirjana était la cadette des trois enfants d’une famille serbe aisée qui vivait dans la capitale de la Bosnie, au coeur de la Yougoslavie. Son père était un homme d’affaires ; c’était un nationaliste serbe convaincu. Comme ses parents, Mirjana fut baptisée selon le rite serbe orthodoxe. Elle fréquenta l’école primaire dans la ville pluriethnique de Sarajevo.

1933-39: Au collège, Mirjana étudia les langues étrangères et parcourut l’Europe de l’Ouest. Elle obtint son diplôme en 1938 . Cet automne-là, elle s’inscrivit à des cours d’anglais et de littérature anglaise à l’Université de Belgrade. A l’université, elle se fiança à Radoje Dimitrijevic, originaire de Macédoine, l’un de ses camarades qui suivait des études d’ingénieur.

1940-44: Mirjana épousa son fiancé en 1940. Les Allemands bombardèrent Belgrade le 6 avril 1941. Lorsque les Allemands envahirent la ville, Mirjana et Radoje partirent pour la Macédoine. Deux ans plus tard, Mirjana retourna vivre avec sa mère à Sarajevo, désormais sous le régime fasciste des Croates pro-Allemands. Au début de l’année 1944, la police croate arrêta Mirjana, sa mère et sa tante parce qu’elles étaient serbes. Après avoir refusé de se convertir au catholicisme, Mirjana fut déportée à Jasenovac, un camp de concentration dirigé par les Croates.

Sources Mémorial de la Shoah, Paris, France

Source Centre Simon Wiesenthal.
compilation des documents par Amos du Mos

 

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :