La crise sociale et sa manipulation politique

par mazaltop

Aucun doute sur la réalité de la crise et les problèmes rencontrés par les classes moyennes en Israël. Il ne s’agit pas d’une manifestation de la faim comme dans les événements de l’hiver arabe ou d’une volonté de trouver du travail car notre taux de chômage est des plus faibles. Ce n’est pas une contestation de pauvres mais de personnes qui ne peuvent payer à la fois le loyer ou l’accession à la propriété, l’essence de leur voiture et les études de leurs enfants. Il s’agit d’une volonté légitime de mieux garantir leur avenir. Retirons la caricature de ce manifestant avec drapeau rouge qui se déclare frustré de ne pouvoir acheter un appartement dans une luxueuse tour de Tel Aviv et celui qui se plaint de la cherté des restaurants dans une émission de télévision! Il n’en reste pas moins que des problèmes graves pèsent sur la société israélienne. Les disciples de Jabotinsky soutiennent cette exigence sociale qui doit être la base d’une société juste et juive. Il s’agit des cinq principes qui commencent tous en hébreu par la lettre « Mem » et connus sous le nom de théorie des « 5Mem ».

Ces points comprennent l’obligation de l’Etat de fournir à ses citoyens un logement décent (pas obligatoirement sur le front de mer à Tel Aviv), les soins médicaux essentiels (pas obligatoirement en chambre luxueuse d’un hôpital privé), l’éducation des enfants, la nourriture pour vivre (pas forcement l’accès chez un chef étoilé) et l’habillement décent (sans obligatoirement la griffe d’une grande marque de couture).

Ce minimum qui doit être assuré pour les citoyens est censé leur permettre de se lancer dans la compétition de la vie économique avec des résultats divers. L’entreprise doit être libre et rester compétitive dans une société qui rejette le socialisme.

Un capitalisme libéral juif  puise ses sources dans nos enseignements. Apres tout, nous avions inventé et pratiqué les principes de la Sécurité Sociale en ne glanant pas le pourtour des champs, en ne ramassant pas les épis tombés pour permettre à chaque personne dans le besoin de se servir dignement. Nous avons inventé la journée de repos hebdomadaire qui a nécessité des révolutions multiples et sanglantes dans le monde occidental. Nous avons pratiqué le jubilé pour permettre à chaque individu d’avoir une seconde chance dans la vie.

Le socialisme a échoué…

Le socialisme a échoué partout et n’a amené que catastrophes ou épuisement des réserves organisées par ses opposants lors de leur passage au pouvoir. C’est d’ailleurs les graves errements socialistes des débuts de l’économie israélienne que nous payons aujourd’hui. Le modèle bolchevique imposé par le vieux parti travailliste Mapaï et ses alliés marxistes staliniens du Mapam ont établi une « Nomenklatura » sociale. Il fallait être possesseur du fameux carnet rouge syndical pour avoir du travail, progresser jusqu’au niveau d’incompétence et ainsi favoriser une main mise politique, bureaucratique  et économique sur Israël. Les  adeptes du camp national étaient expulsés de leurs lieux de travail, refusés dans les caisses de maladie et discriminés dans les carrières militaires et professionnelles. Une bureaucratie omniprésente  a ainsi été créée et nous nous débattons encore aujourd’hui avec ce reliquat de bolchevisme dans le pays. Les monopoles ne sont pas la résultante d’un régime libéral mais le résultat des années de socialisme et de « proteksia » institutionnalisés en Israël.

Ces considérations n’enlèvent rien à la justification de nombreuses revendications de la population israélienne. Il est vrai que le Likoud n’a pas rempli son rôle social comme l’avait fait Menahem Begin qui avait lancé l’ambitieux programme de revalorisation des zones de développement. Pas plus qu’il n’a d’ailleurs rempli sa mission dans le peuplement de la Judée et de la Samarie!

Les revendications justifiées  ne peuvent cacher le fait que ces »étudiants » sont peut être les fils de parents propriétaires qui louent à des prix admis chers à Tel Aviv à d’autres manifestants. Nombreux parmi ces jeunes sont des enfants gâtés mais pas pourris!

Encore faut-il distinguer entre les revendications qui peuvent trouver une solution et celles qui sont totalement irréalisables dans cette période. Encore faut il rappeler à ces jeunes la situation des populations vraiment défavorisées en Occident.

Bouchons sur les routes…

En attendant nous bénéficions toujours des mêmes bouchons sur les routes, des mêmes difficultés à trouver une bonne table libre et notre aéroport est pris d’assaut par plus de soixante mille israéliens qui quittent le pays chaque jour pour prendre des vacances bien méritées.

Encore faut il distinguer entre des exigences qui peuvent améliorer la situation sociale dans notre pays et le caprice de jeunes qui exigent une discussion devant les cameras de télévision  avec le Premier Ministre sans être capables de définir leurs revendications!

Encore faudrait-il que des manipulateurs cessent de faire croire que des solutions de construction peuvent être immédiatement ressenties et qu’ils sachent apprécier le fait que des infrastructures routières et de communications interurbaines peuvent permettre de vivre ailleurs que sur la splendide avenue  Rothschild et arriver rapidement sur son lieu de travail ou d’étude!

Les enfants des pionniers de Judée Samarie viennent étudier dans la capitale ou à Bar Ilan et font la route deux fois par jour dans des conditions plus difficiles que nos manifestants sous tente;

Enfin, il faut également voir ce qui se passe derrière les toiles et qui organise, finance et manipule.

La manipulation…

Il faut être naïf ou aveugle pour ne pas voir que toutes ces tentes ont une identique configuration et couleur. Une ONG gauchiste a reconnu qu’elle avait financé leur achat dans le cadre de son « action sociale »! La grande manifestation sur la Place de Tel Aviv a été financée par un milliardaire américain dont les positions de soutien aux gauchistes en Israël pour interdire aux jeunes couples juifs de construire et de se loger en Judée Samarie est bien connu. Curieuse manifestation « sociale » où les revendications ne deviennent que des slogans démagogiques et où la tribune se transforme en hit parade des « top ten » israéliens. Une idée à retenir pour les futures manifestations populaires en Occident.: pas de défilés mais un concert gratuit des grandes vedettes de la chanson! Plus qu’une manifestation, un vaste happening.

Le soleil est chaud, les cafés du boulevard bien agréables, les vacances universitaires battent leur plein alors pourquoi ne pas venir à Woodstock, pardon Tel Aviv.

La présence à la tête de ce mouvement de la responsable anarchiste qui appelle à refuser de servir dans Tsahal est une tache indélébile. Elle proteste contre le coût de l’éducation ce qui explique peut être pourquoi la sienne est fondamentalement ratée et pourquoi on s’inquiète du sort de sa progéniture!

Le plus humoristique dans cette affaire est de voir cette pauvre Tsipi Livni qui a déjà raté deux guerres et rien accompli lors de son passage au gouvernement Olmert, venir cracher sa haine hystérique de Natanyahou. Entendre les dirigeants « travaillistes » exiger des reformes alors qu’ils sont à l’origine du problème laisse pensif!

L’empressement des medias à rendre compte du moindre petit rassemblement de mécontentement  et leur manière de l’attiser laisse percer au grand jour les intentions politiques des organisateurs et les manipulations dont sont victimes ceux qui souffrent réellement de situations pénibles.

La présence d’arabes venus réclamer, sous le bienveillant regard des manifestants, l’exercice de droits sans en accomplir le moindre devoir laisse perplexe quant au dévouement sioniste des résidents du terre- plein Rothschild.

Soyons satisfaits des réalisations de Stanley Fisher, notre gouverneur de la banque d’Israël, et des résultats accomplis par Natanyahou dans ses précédentes positions comme ministre des Finances. Leur travail nous a permis de passer facilement la précédente crise qui a couché l’Europe et de résister, bien mieux que d’autres, au krach qui menace l’Europe.

Les medias télévisés nous ont amplement transmis en direct les « grands » rassemblements de la périphérie, de Beer Sheva et Afoula! Ils ont juste omis de déclarer que les « étudiants » avaient loué plus d’une cinquantaine de bus pour y amener ceux qui, la semaine précédente, manifestaient à Tel Aviv et que des organisations gauchistes avaient également loué des dizaines de bus.  Ajoutez à ces foules les jeunes et enfants qui veulent bénéficier d’un concert gratuit et tout devient clair. Vous pouvez toujours vous demander qui paie les tribunes, les artistes et l’organisation. Ce ne sont pas les medias qui vous donneront la réponse…

Commençons déjà à construire juste à la sortie de Jérusalem en Judée, juste à la sortie de Tel Aviv  en Samarie. Et veillons à ce que cette crise apporte une amélioration sociale et non une catastrophe sécuritaire et politique.

 Jacques Kupfer

N.B. Titre original : « La crise ».

http://www.israel7.com/2011/08/la-crise%E2%80%A6/
via l’excellent site ami upjf.org

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