La crise renforce la techno israélienne. Les meilleurs projets sont financés

par mazaltop

Alors que les marchés dépriment et que les cassandres regardent le fond du précipice, les meilleurs éléments de la Silicon Valley israélienne relèvent la tête. Dernier exemple en date, Brainsgate. Une société biomédicale spécialisée dans le traitement des accidents vasculaires cérébraux AVC. Un vrai service rendu. Plus d’un million d’européens sont victimes de cette pathologie chaque année.

Le procédé développé par les israéliens repose sur la neurostimulation électrique en agissant sur le ganglion sphéno-palatin. La start-up est présidée par une figure de proue du capital-risque international : Ruth Alon du fonds Pitango. Dans le conseil scientifique on trouve l’élite des neurochirurgiens israéliens et américains. A commencer par Natan Bornstein le patron du département de neurologie du centre Sourasky (Ichilov) à Tel-Aviv. En pleine crise financière Brainsgate vient donc de boucler sans difficulté un nouveau tour de table de 20 millions de dollars pour financer de nouveaux essais cliniques sur 600 patients.

Le fonds Pitango cité plus haut est loin d’être tétanisé par la chute des marchés. Il vient d’investir plus de 20 millions de dollars dans Inotek Pharmaceuticals une pharma basée à Boston (l’une des villes sœurs de la silicon valley israélienne). En fait Inotek est génétiquement israélienne et disposait dès l’origine d’un centre à Raanana et d’un site de production très sophistiqué à Dimona. La société est spécialisée dans les maladies des yeux comme la dégénérescence maculaire ou le glaucome et l’hypertension oculaire qui touche également des millions de personnes en Europe. Les technologies développées concernent entre autres les mécanismes anti-oxydants entraînant le vieillissement cellulaire. On peut également citer des avancées sur l’adénosine libérée par les neurones pour jouer un rôle clé dans de nombreux processus biologique comme la guérison des blessures. Etc.

Du côté des multinationales américaines on ne reste pas non plus les deux pieds dans le même sabot. Le leader mondial General Electric ouvrira bientôt son 8ème centre de recherche en Israël pour renforcer encore davantage ses coopérations avec les start-ups locales. Pas fous, les américains ont bien identifié le gisement unique de savoir-faire en matière de stockage d’énergie, réseau intelligent, traitement de l’eau, appareil bio-médicaux non invasifs, diagnostics avancés… on arrête là, mais la liste est longue. Cible de General Electric: les technologies de rupture. Les jackpots du futur. On n’attire pas les mouches avec du vinaigre ni les investisseurs avec des lamentos. A suivre.

NanoJV

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