Front National : les amis historiques

par mazaltop
Source : L’express
Fascisme, antisémitisme, la mémoire sélective de Marine Le Pen
Jean-Marie Le Pen avec le responsable du GUD Alain Robert (à gauche) et l’ancien collaborationniste et président du Parti des Forces Nouvelles, (PFN) Roland Gaucher (au centre, avec les lunettes), en décembre 1977 à la faculté de Droit d’Assas, lors d’un meeting en préparation des élections législatives.

La présidente du Front national l’a assuré: son parti n’est « ni antisémite, ni raciste, ni xénophobe ». Mais certains de ses anciens membres éminents étaient bien collaborationnistes et négationistes.

Après l’annulation de l’invitation à participer au Forum de Radio J, ce dimanche, Marine Le Pen a dénoncé le comportement des associations ayant fait pression sur la station pour qu’elle renonce à la recevoir.

Notamment visée, l‘Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui s’était émue de l’initiative de Radio J et avait qualifié le Front national de parti politique « fasciste et antisémite ». « La volonté de ces associations, en m’empêchant de parler, c’est qu’ils ne veulent pas que nos compatriotes juifs s’aperçoivent que le FN n’est ni antisémite, ni raciste, ni xénophobe », a rétorqué la présidente du FN.

Interrogée sur les déclarations de son père sur les chambres à gaz durant la guerre, Marine Le Pen a récemment expliqué qu’elle ne partageait pas la même vision. Façon de tourner la page des sulfureuses déclarations et relations paternelles.

Nombre de compagnons de Jean-Marie Le Pen avaient choisi la collaboration pendant la guerre. La plupart sont aujourd’hui disparus. Mais ils ont façonné le parti que préside aujourd’hui Marine Le Pen.


Condamné pour des écrits antisémites

François Brigneau, co-fondateur et vice-président du Front national de 1972 à 1973, était collaborationniste pendant la Seconde guerre mondiale et engagé dans la Milice. Après un séjour en prison à la Libération, il devient écrivain et journaliste, notamment au journal d’extrême droite Minute.

Il a été plusieurs fois condamné pour des écrits et des propos antisémites, notamment, en 1983, à 130 000 francs d’amende avec sursis et à 10 000 francs de dommages et intérêts à Anne Sinclair, à 15 000 francs à Philippe Alexandre et à 1 franc symbolique à la Licra. François Brigneau avait qualifié Philippe Alexandre de « marchand de bretelles à RTL, juif assimilé de tendance centriste », Anne Sinclair de « marchande de soutiens-gorge à TF1, juive mal assimilée de tendance socialiste« .

Autre collaborationniste, Léon Gaultier [(ancien waffen SS)] était un proche de Paul Marion, secrétaire général à l’Information du gouvernement Pétain et chroniqueur sur Radio Vichy. Léon Gaultier a combattu sous l’uniforme Waffen-SS sur le front de l’Est à l’été 1944. Il compte parmi les membres fondateurs du conseil national du FN. Proche de Jean-Marie Le Pen, avec qui il cofonde la maison d’édition musicale S.E.R.P, il prend ses distances avec le parti au début des années 80.
[A ne pas rater, Division Charlemagne, les Français de la Waffen SS]

Lui aussi rescapé du front de l’Est sous l’uniforme allemand, ce qui lui valut le surnom de « Tonton Panzer », André Dufraisse intégre le bureau politique du FN en 1972, avant d’être nommé responsable de la fédération de Paris en 1983.

Parmi les compagnons de route de Jean-Marie Le Pen, on peut encore citer Roland Gaucher. Mort en 2007, ce très proche de Marcel Déat cofonda le FN. Tout comme Victor Barthélémy, l’ancien secrétaire de Jacques Doriot, devenu secrétaire général du FN de 1973 à 1978 avant de décéder en 1985.

« Un militant exemplaire »

François Duprat était enfant pendant l’Occupation. Ce qui ne l’empêcha pas de se jeter à corps perdu dans les combats d’extrême droite. Mort en 1978 dans l’explosion de sa voiture piégée, il avait oeuvré au rapprochement du groupuscule Ordre nouveau et du FN, dont il devint le no2. Ce militant national-révolutionnaire avait auparavant collaboré avec le journal Défense de l’Occident, de Maurice Bardèche, considéré comme l’un des fondateurs du courant négationniste. En mars 2008, pour le 30e anniversaire de la mort de Duprat, Jean-Marie Le Pen a rendu un vibrant hommage à ce « combattant », « mort comme un martyr de la liberté de l’esprit », avant de l’assurer de son « amical et fidèle souvenir ».

_________________________

et pour finir en apothéose, je ne peux résister à vous faire ici un copier-coller des commentaires qui suivent cet article paru sur l’express, qui devraient je le pense vous rappeler certaines réactions de co-religionnaires que l’on voit ça et là.

_____

TBPM – 15/03/2011 09:21:09

Bonjour à tous, Je ne comprend pas cet acharnement médiatique sur Marine LePen, nous sommes dans un pays qui nous dit sans cesse « que l’on ne peut porter responsable une personne, des erreurs d’une tierce personne », mais j’ai comme l’impression que cette valeur ne doit pas être appliquée à l’encontre de l’extreme droite … Chose etonnante est le capitale sympathie que l’extreme gauche à dans notre pays ! A croire que nous oublions souvent que les politiques d’extreme gauche ont commis plus de meurtre que l’extreme droite. Ah oui j’oubliais, nous devons pas leur en tenir rigueur « c’est du passé »!

_____

pierre – 15/03/2011 02:36:23

Article très intéressant, cependant les temps ont changés, il faut savoir faire la part des choses et stigmatiser le FN n’est pas la bonne solution! Il s’agit d’un partie come un autre, les communistes ont fait bien pire et personne ne les traites de la sorte!! Je suis certain que Marine saura convaincre et pour ma part ce sera écolo ou FN car il n’y a rien d’autre de valable dans ce monde dirigé par les lobbies de toutes sortes!!

_____

Publicités

2 Trackbacks to “Front National : les amis historiques”

%d blogueurs aiment cette page :