L’ENS réagit à son infiltration par les millitants pro-Palestiniens | mazaltop | 25 02 2011 22:04

par mazaltop

Aussi, « le Monde » se fait écho du retour à la raison de la direction de l’ENS qui annule d’elle-même cette fois une série de réunions organisée par des militants pro-Palestiniens investissant l’espace public de cette école de la République pour y tenir des conférences anti-sionistes.

Déjà le 18 janvier dernier, la directrice avait dû annuler une conférence débat  avec Stéphane Hessel suite aux protestations préalables auprès de la Direction de l’ENS et leur manifestation face à l’école d’Europe-Israël, ayant mobilisé ses militants, et non pas du Crif qui n’y était pour rien, malgré son communiqué de presse s’arrogeant et « escroquant » la paternité de l’action.

Usurpation de paternité aussi à Radio J et notamment son Directeur de l’Information, Michel Zerbib de l’issue positive sur l’affaire de Catherine Pederzoli-Ventura, professeure d’histoire-géographie au lycée Henri-Loritz de Nancy (Meurthe-et-Moselle), suspendue pour en avoir « trop » fait en ce domaine et selon des modalités jugées irrégulières par l’administration ; Michel Zerbib, alerté en amont par Guy Konopnicki avait alors initié une campagne d’info déployée sur les medias communautaires et nationaux, relayée par les associations communautaires comme l’UPJF. L’action avait pu ainsi prendre l’appui politique qu’elle se devait d’avoir pour aboutir -ce qui était normalement justement le rôle du CRIF qui s’est contenté d’être spectateur, compter les points, et « prendre des nouvelles de Catherine ».

Dominique Lunel, proche de Claude Guéant ex Secrétaire Général de l’Elysée auprès de Nicolas Sarkozy, a pu plaider la cause de Catherine Pederzoli-Ventura auprès du Ministre de l’Education Nationale qui a pu résoudre son dossier.

Cependant, Catherine, elle, pour se défendre, avait dû engager une procédure juridique auprès d’un avocat, qui vu la complexité de l’affaire n’a pu aboutir dans cette affaire, qui de toutes façons s’est soldée par le biais expliqué ci-dessus ; avocat qui n’oublie pas ses honoraires de plus de 3.000 euros. Il est INADMISSIBLE qu’une Professeure qui se bat pour défendre la valeurs de démocratie de la République, le droit à enseigner l’histoire, et l’une de ses tristes périodes qu’est la Shoah, soit déjà bafouée dans son intégrité professionnelle, mais en plus doive subir des conséquences financières pour avoir défendu une cause juste, qui nous concerne tous, puisqu’il en va de l’éducation des enfants de la République.

Le Crif, qui dans sa grande mansuétude à vouloir s’arroger le succès de cette opération alors qu’il s’en est bien tenu distant dans les faits, ne peut-il justement nous montrer là qu’il sert au moins concrètement à quelque chose, et faire en sorte à ce que ces honoraires soient pris en charge par le Crif lui-même, ou par un autre organisme, pour le fait que ce Professeure ait contribué à perdurer l’éducation de la Shoah. Après tout, Radio J a fait le boulot qu’il aurait dû faire en orchestrant tout ça, le Crif peut bien pour une fois être présent concrètement et positivement. non ?

le monde.fr
L’Ecole normale supérieure et la Palestine ne semblent pas faire bon ménage. Après l’annulation d’une conférence consacrée à Israël, où Stéphane Hessel devait témoigner le 18 janvier, l’école de la rue d’Ulm a décidé d’annuler de nouvelles réunions publiques que souhaitait organiser le collectif ENS Palestine pendant l’“Israel apartheid week”. “Il s’agit d’une série de conférences qui vise à réfléchir à la pertinence de la qualification juridique d’apartheid pour la question israélo-palestinienne “, explique Sandro Franceschi, élève de l’ENS et membre du collectif Palestine ENS et de SUD étudiant : “Ce débat a été purement et simplement interdit, alors même que nous avions proposé à la direction de choisir elle-même des contradicteurs… Ce qu’elle n’a pas fait”.

Au lieu de cela, explique-t-il, la direction a décidé de convoquer un conseil d’administration extraordinaire ce lundi 28 février. Un CA qui doit examiner, “et non voter”, insiste Monique Canto-Sperber, la directrice de l’école, un texte qui précise les modalités d’organisation de conférences publiques au sein de l’ENS. Dans ce texte, rendu public par le collectif ENS Palestine, l’ENS précise qu’elle “doit pouvoir exercer son pouvoir d’appréciation des événements publics qu’elle accueille, elle ne doit pas servir de caution pour les causes qu’ils défendent”.

CENSURE OU MESURE ?

De même, poursuit le texte, “l’ENS n’a pas pour vocation d’abriter des meetings de partis politiques ou des réunions organisées par des groupes militants, nationaux ou internationaux, dans lesquels s’exprimerait un point de vue univoque”. Enfin, précise-t-il “dès qu’il s’agit d’échanges, où s’expriment le souci d’une pluralité de points de vue et le souhait d’un approfondissement dans la connaissance et la réflexion, l’école joue pleinement le rôle qui est le sien d’accueillir, ou mieux d’anticiper, des débats difficiles”.

Pour le collectif, il s’agit ni plus ni moins de “censurer” toutes les réunions organisées par des “groupes militants”, dans une période remarquablement tendue pour l’ENS. Outre les réunions interdites, l’établissement est secoué depuis octobre 2010 par un mouvement des personnels précaires de l’ENS. Dans un communiqué commun signé de syndicats et du collectif Palestin ENS, la suppression de tout débat “toucherait donc toutes les personnes de l’Ecole qui souhaitent s’exprimer et débattre autour d’une idée politique, syndicale ou autre. Imaginons que nous devions imposer à tout économiste ou à tout philosophe son contradicteur. La Direction estime-t-elle que les élèves et étudiants n’ont pas assez d’esprit critique pour entendre sans recul un discours politique, au même titre qu’un discours scientifique ?”

Pour Monique Canto-Sperber, qui expliquait dans une tribune pourquoi elle avait annulé la conférence avec Stéphane Hessel, “le texte qui circule n’est qu’une base de discussion pour le conseil d’administration. Il serait de fait extrêmement difficile de mettre en place des critères pour apprécier ce qui peut ou ce qui ne peut s’organiser à l’école”. Reste, poursuit la philosophe, “que l’Ecole normale supérieure ne peut accepter d’accueillir n’importe quelle réunion, notamment politique. L’ENS n’est pas la mutualité ! Elle doit rester neutre. Cela ne veut pas dire qu’aucun débat ne peut être organisé. Sur la question du boycott d’Israel, j’entends bien organiser une réunion pour débattre de ce thème difficile avec des personnalités aux points de vue argumentés”.

Ses opposants n’en appellent pas moins à une manifestation, lundi, devant le rectorat de Paris où doit se tenir le conseil d’administration de l’ENS.

Philippe Jacqué

viaNormale Sup’ et la Palestine, suite – Peut mieux faire – Blog LeMonde.fr.

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