Agression du Mausolée du Tsakik Sayed Rabbi Yossef El Maarabi à Gabès : les infos de radio J du premier février sont confirmées y compris par le Crif | Guy Rozanowicz pour Radio J | mazaltop | Dimanche 6 février 2011 15:14

par mazaltop

Préambule :

Michel Zerbib et la rédaction de Radio J se réjouissent que le CRIF ait  repris voir ici les informations que Radio J diffusait dès le 1er février

Une des règles de base du journalisme réside dans la vérification scrupuleuse des informations.

Nous avons suffisamment et légitimement critiqué la désinformation, les informations fallacieuses, les rumeurs malfaisantes, pour ne pas nous appliquer à nous-mêmes cette règle élémentaire.

Dans le cadre des évènements se déroulant en Tunisie,  nous sommes particulièrement vigilants, conscients qu’au-delà de notre mission d’information, nous ne devons pas médiatiser des informations, non divulguées jusqu’alors, susceptibles de constituer un danger pour nos frères juifs en Tunisie.

Mais dès lors où des informations sont relayées par des agences de presse, il est de notre responsabilité de les vérifier et d’en informer nos auditeurs.

C’est ainsi que jusqu’à ce jour, certaines informations n’ont pas été publiées.

Mais s’agissant des troubles ayant touché le Mausolée du Tsakik Sayed Rabbi Yossef El Maarabi, nous avons été alertés et avec un certain délai, en avons rendu compte sur les ondes, après avoir procédé à des vérifications par plusieurs sources.

Qu’un bâtiment constituant un mausolée à la mémoire du Tsadik SAYED REBBI YOSSEF EL MAARABI ait fait l’objet d’une agression et ait été partiellement endommagé à EL HAMMA,  a été perçu comme une attaque à caractère antisémite par nombre de juifs tunisiens ou d’origine tunisienne.

Que de nouveaux responsables du gouvernement tunisien aient souhaité marginaliser cette sinistre opération, voulant lui conférer un caractère de même nature délictuelle que les attaques contre les bâtiments incarnant l’autorité de l’Etat tunisien, loin de tout antisémitisme, c’est leur choix et dans le contexte troublé qui est celui de la Tunisie aujourd’hui, on peut comprendre la démarche sans pour autant la cautionner.

Que le Président du Crif, Richard Prasquier, s’érige en ambassadeur de la bonne pensée, je dirai de la pensée unique, pose problème. Fut une époque, le Ministre de l’Intérieur français, Daniel Vaillant avait considéré les attaques contre les écoles juives et lieux de cultes comme de la délinquance ordinaire : l’histoire lui a donné tort et il n’a pas vu alors dans ces évènements le commencement de l’apparition du nouvel antisémitisme.

Richard Prasquier commet la même erreur et croit bon condamner des associations -je cite- non membres du Crif, qui se seraient précipitées hasardeusement pour condamner sans vérifier.

Et de condamner par la même occasion ceux qui ont relayé les communiqués desdites associations. Curieuse conception de la diversité d’opinions et de la liberté d’expression.

Les faits sont pourtant les faits : le Mausolée à la mémoire du Tsadik Sayed Rebbi El Maarabi a bien été partiellement détruite et les photos dont nous disposons sont sans ambiguïté.

Les relayer, c’est accomplir sa mission d’information ; Les mettre en perspective c’est les qualifier : l’histoire nous enseigne que s’attaquer à un lieu juif n’est jamais neutre et au mieux, peut être qualifié d’atteinte au respect de tout lieu de culte, et celui-ci étant juif, d’atteinte au respect du judaïsme. Au pire, il s’agit d’une attaque délibérée antisémite.

Pour dissiper tout malentendu, et tout nouveau procès d’intention, je tiens ici à réaffirmer mon attachement au rôle du CRIF, dans la représentation politique de la communauté juive de France.

J’avais il y a quelques semaines, eu l’outrecuidance de commettre un crime de lèse majesté en reprochant à son Président son silence complice, dès lors qu’Ofer Bronstein avait organisé une rencontre entre Mahmoud Abbas à Paris, et ceux qu’il qualifiait de représentants de la communauté juive. C’est en réaffirmant que le Crif incarnait cette représentation que j’attendais de son président une distanciation publique.

Richard Prasquier avait alors feint de ne pas comprendre la critique considérant  -à tort- que c’était l’institution elle-même qui était contestée.

Richard Prasquier n’avait pas apprécié cette critique publique, c’est vrai qu’on n’a pas trop l’habitude dans la communauté.

Le sujet qui nous occupe aujourd’hui est encore plus sensible et un fossé se creuse, consultez certains réseaux sociaux, entre nombre de coreligionnaires et le Président du Crif.

La communauté juive est majeure et ne mérite pas la suffisance paternaliste. De la qualification de populiste dont certaines élites voudraient nous gratifier, nous en retirerons son essence positive estimant qu’il s’agit ici de nous reprocher notre proximité avec le peuple : dont acte, on assume et on entend poursuivre notre mission d’information et l’ouverture de nos ondes à toutes les sensibilités.

La nécessaire crédibilité du CRIF devrait inspirer son Président à bien plus de réflexion ! »

articles sur le sujet :

Communiqué de presse sur le sujet du BNVCA, attaqué également par le CRIF pour cette même affaire dans l’article juste ci-dessous .

Article du Crif daté comme vous pourrez le voir du 7 février 2011 mettant en cause le BNVCA et RadioJ

http://www.shalomlife.com/eng/14562/Tunisian_Synagogue_Burned/

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