Ridicule à souhait dans sa robe de soirée noire en polyesther (attention « esther » est un nom juif), les bras en croix (comme Jésus), Marine exhulte car elle se voit déjà présidente de la république

par mazaltop

source AFP
TOURS — Marine Le Pen a officiellement succédé à son père Jean-Marie Le Pen dimanche à la tête du Front national en remportant la consultation interne au parti avec 67,65% des voix contre 32,35% à Bruno Gollnisch, a annoncé le président sortant lors du congrès du parti à Tours.

Au total, 17.127 militants ont pris part au vote sur les 22.403 inscrits, à détaillé Jean-Marie Le Pen, soit un taux de participation de 76,45%.

Prenant la parole immédiatement après l’annonce, Bruno Gollnisch a adressé ses « chaleureuses félicitations à sa rivale »: « quand on participe à une consultation on en admet le résultat ».

Agée de 42 ans, vice-présidente du parti et députée européenne, la chef du file du mouvement dans le Nord-Pas-de-Calais faisait figure de grande favorite pour ce scrutin après plusieurs mois de campagne interne dans toute la France.

Elle avait reçu un soutien appuyé de son père, âgé de 82 ans, qui présidait le mouvement depuis sa création en 1972, et de l’appareil frontiste. Une forte majorité de cadres et d’élus avaient également pris fait et cause pour elle.

C’est la première fois que les adhérents étaient appelés à un vote en bonne et due forme pour élire leur chef. Jusque-là, Jean-Marie Le Pen était toujours reconduit par « acclamation » lors des congrès.

Née en 1968 à Neuilly-sur-Seine, Marine Le Pen est la troisième fille de Jean-Marie Le Pen. Candidate pour la première fois en 1993 aux législatives (Paris), elle avait pris la tête du service juridique du parti en 1998, en pleine scission avec Bruno Mégret, dont un certain nombre de partisans ont rejoint son plus proche entourage.

Ses premières apparitions devant le grand public remontent à l’élection présidentielle de 2002, quand son père s’était qualifié pour le second tour devant Lionel Jospin.

Elle avait tenté de s’implanter en Ile-de-France puis a fini par se construire un bastion dans le Nord-Pas-de-Calais, terre de gauche où les scores du FN rivalisent désormais avec ceux de l’UMP.

Parmi ses lignes stratégiques, Marine Le Pen veut normaliser l’image de son parti pour élargir son électorat et peser davantage, voire, comme elle l’affirme régulièrement, « conquérir le pouvoir ».

L’élue de Hénin-Beaumont ne renie aucun des fondamentaux frontistes, comme la « préférence nationale », qui réserverait toute une série d’avantages sociaux aux Français, le retour de la peine de mort ou la sortie de l’euro et de l’Union européenne. Mais elle adopte un registre beaucoup plus social que l’ancienne tendance libérale du FN et fait souvent appel aux « valeurs de la République » ou à la laïcité dans ses interventions, en rupture avec la tendance contre-révolutionnaire de l’extrême droite.

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