Nécro Edouard Carmignac – Hontes

par mazaltop

Une forme grippale, dont l’éternité ne fait guère de doute, vient de ressurgir et de faire une nouvelle victime, dont on se demande si le Monde se remettra un jour : Edouard Carmignac est en effet mort ce 25 octobre 2009 de la grippe dite A comme aérocéphale.

Je m’en réjouis absolument, mais revenons sur les circonstances dramatiques de sa mort.

Ce gérant d’actifs audacieux et inspiré par le seul profit jouait dimanche une partie de polo durant laquelle Laurent Dassault, son bon ami, affirmait s’être inquiété de la taille en démesure constante depuis quelque temps, de la tête de son coéquipier. Là survint le drame, un contact involontaire entre la crosse de l’infortuné Laurent et le crâne boursouflé d’Edouard. Celui-ci s’envola littéralement dans l’air ensoleillé, un peu comme l’eût fait un ballon de baudruche après que son gonfleur en eut raté le nœud tout en desserrant maladroitement la pression qu’appliquaient ses doigts sur le conduit de l’orifice : selon une trajectoire désordonnée et dans un abominable bruit de flatulence, Edouard Carmignac est mort à l’image de sa vie en somme.

Pouvait-on légitimement s’attendre à une mort moins pop-art pour ce chasseur, sur terre et sous mer, amateur de voiliers et de jolies filles pubères, de polo, d’une petite promenade sur la place Vendôme entre son bureau et le Ritz Health club, de surcroît entre toutes choses passionné, investi du concept de performance ? En un mot, non.

Sauf que ce crâne enflé n’aimait pas le bortsch qui est l’un de mes plats préférés.

Sauf que cette baudruche trop sûre d’elle aux goûts artistiques sans originalité et tristement américanophiles, figurant dans le top cent des fortunes de France, avait la détestable habitude de payer pour reproduire ses minables éditos trimestriels publicitaires et donneurs de leçons dans Le Monde, et que je croyais naïvement en un minimum de liberté éditoriale dans la presse écrite.

Sauf que cette bouffissure obsédée par la performance qu’est d’embrasser la Reine d’Angleterre ne l’était pas par la raison, ainsi qu’en attestaient ses éditos contradictoires, mais à son image cependant : désordonnés et résonnant comme des flatulences.

Ni rires ni crachats.

viaNécro Edouard Carmignac – Hontes.

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