De 365 à 1648 jours: et s’il y avait une comparaison à faire..? – Marc Lev : le blog

par mazaltop

De 365 à 1648 jours: et s’il y avait une comparaison à faire..?

Alors qu’en cette journée du 29 décembre la France célèbre le 365e jour de détention de Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier avec force rappels médiatiques, force émissions audios. sur diverses antennes de radios, avec des portraits de ces deux journalistes projetés sur l’Arc de Triomphe, avec l’organisation des « 6 heures pour les otages », avec l’organisation de rassemblements divers…

Alors que les débats sur le net se veulent parfois virulents quant au bien fondé du « tapage médiatique » fait autour du devenir de ces otages: rappelant qu’ils avaient librement choisi leur destination en en connaissant les dangers, remettant sur le tapis les dépenses financières de l’état français ( donc des contribuables…) inhérentes à leur sauvetage, ne se reconnaissant parfois nullement dans la douleur d’une famille…

Il me semble que la définition d’un otage s’est tout bonnement effacée de leur vocabulaire pour ne plus retenir que l’analyse simplette et dénuée d’humanisme : « ils ont voulu aller là-bas, ils connaissaient les dangers, personne ne les obligeait, qu’ils se débrouillent tous seuls… »

Parfois il y a malgré tout dans les commentaires certaines distinctions quant aux « cas d’otages », à comprendre : on ne peut comparer entre ces 2 journalistes et les français détenus au Niger venus pour travailler et les humanitaires enlevés au Tchad…

Guilad Shalit, lui, n’a pas de rappel télévisé de son devenir, pas de portrait de lui sur des monuments parisiens, pas de journée complète organisée par une chaîne de radio française, pas de connaissance ni de reconnaissance officielle, permanente de son devenir d’otage, et pourtant…

La définition du vocable « otage »  (Larousse 2010) est : « personne dont on s’empare et qu’on utilise comme moyen de pression contre quelqu’un, un Etat, pour l’amener à céder à des exigences »…

Tous ces otages sont détenus par des terroristes se réclamant de mouvances par trop similaires, ne faisant pas véritablement cas de la vie d’occidentaux ( voir Michel Germaneau), n’en ayant que faire des conventions de Genève quant aux prisonniers de guerre…

Cela fait aujourd’hui 1648 jours que Guilad Shalit est interné dans son devenir d’otage, plus de quatre fois et demi la période horrible vécue par Ghesquière et Taponier, cela fait plus d’une année qu’aucune nouvelle ne filtre quant à son devenir…

Le monde a oublié qu’un otage reste un otage, un jouet dans les mains de, une force de pression, un objet d’échange…et peu importe le lieu, la raison, la religion, les conditions de l’enlèvement.

Il serait temps que cesse cette parcellisation – différenciation médiatique, politique, des groupes de soutiens vers…car ce sont tous des otages, dans ce cas présent ayant la nationalité française, qui n’ont tous qu’un souhait : de retourner chez eux, dont les familles n’espèrent toutes qu’une chose : de les revoir tous vivants…

Pour qu’enfin nous nous montrions tous comme des êtres humains !!

Marc Lev – auteur de « Après-demain ? » (edilivre), ce thriller par trop en rapport avec cet article…

Sources: www.humanite.fr – le point.fr

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