L’assimilation dans la Diaspora juive est un fléau

par mazaltop
Elias Lévy

L’assimilation débridée qui sévit aujourd’hui dans les Communautés juives de la Diaspora, notamment aux États-Unis et dans plusieurs contrées européennes, inquiète au plus haut point les autorités gouvernementales israéliennes.

“Dans certaines Communautés juives diasporiques, c’est tout du moins le cas aux États-Unis et en France, on observe impavides des taux d’assimilation de l’ordre de 50%, 60% et même 70%. C’est effarant et très inquiétant pour l’avenir du peuple juif. Tous les jours, nous perdons des centaines de jeunes Juifs et Juives qui en épousant des non-Juives ou des non-Juifs créent des foyers sans aucune identité juive. Aujourd’hui, c’est très légitime de dire: “Je suis Juif, mais je suis marié avec quelqu’un qui ne l’est pas”. Il faut absolument contrer ce phénomène délétère. L’assimilation, surtout dans la Diaspora juive, signifie ni plus ni moins le début de la fin du peuple juif. Nous ne pouvons pas nous permettre de sous-estimer les conséquences désastreuses de ce raz-de-marée inéluctable”, nous a dit au cours d’une entrevue Gael Grunewald, président du Département Hagshama de l’Organisation Sioniste Mondiale, une institution sous la houlette de l’Agence Juive pour Israël.

[…]  “Nous allons tout faire pour que ces jeunes Juifs n’abandonnent pas leur Communauté et ne s’adonnent pas à l’assimilation. Dans une perspective à plus long terme, nous allons les encourager à se rapprocher de l’État d’Israël jusqu’au jour où ils décideront de faire leur Aliya pour s’établir définitivement en Eretz Israël”

“Nous proposons un grand nombre d’activités pour permettre à ces jeunes de nouer des liens de camaraderie entre eux et de renforcer leur identité juive.”

C’est beaucoup plus facile de renforcer l’identité juive d’un jeune qui poursuit ses études dans une école juive ou qui est membre d’un mouvement de Jeunesse juive structuré que d’un jeune qui n’a quasiment aucun lien avec une Communauté juive et qui n’est pas scolarisé dans une institution éducative israélite, reconnaît Gael Grunewald.

“Nous essayons surtout de nous rapprocher de jeunes qui n’ont reçu aucune éducation juive et qui n’ont aucun bagage culturel juif. Ce n’est pas facile. C’est un travail très ardu, surtout aux États-Unis et dans certains pays européens où le taux d’assimilation dans des Communautés juives atteint souvent 60% et même 70%.”

[…]  “Nous essayons de bâtir des partenariats avec des organisations communautaires qui s’attellent aussi à renforcer l’identité juive et sioniste des jeunes adultes juifs, explique-t’il. Il s’agit d’identité juive et non de religion juive.
Hagshama est un mouvement juif et non religieux. Nous respectons toutes les sensibilités identitaires qui -s’expriment au sein du peuple juif, qui n’a jamais été une entité humaine monolithique. Notre objectif final: que ces jeunes prennent conscience de leur judéité.”

[…] “L’avenir de votre Communauté et des autres Communautés juives de la Diaspora, l’avenir du peuple juif et l’avenir de l’État d’Israël sont entièrement tri-bu-taires de l’identité juive de nos jeunes. Ces derniers sont les seuls garants de l’héritage culturel, spirituel et historique, plusieurs fois millénaire, que nos aïeux se sont escrimés à nous transmettre au péril de leur vie.”

Source : http://www.cjnews.com/index.php?option=com_content&task=view&id=15543&Itemid=86

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