Palestine, enfin la vérité

par mazaltop
Thérèse Zrihen

Le nom « Palestine » évoque au fil des siècles plusieurs images et définitions. Pour l’Occident Chrétien, ce terme était synonyme à « Terre Promise » ou « Terre Sainte » mais surtout était la désignation de La Terre des Juifs.

Tout au long des siècles « Palestine » et « Palestiniens » étaient analogues aux termes « Israel » et « Juif ». Termes et significations authentifiés à travers les livres, les journaux et les encyclopédies.

Le terme palestinien désignait les juifs vivant en Terre Sainte par opposition à ceux peuplant d’autres pays comme la Babylonie, la Perse, la Grèce, Rome, Espagne ou ailleurs en Afrique du Nord. En fait, dans le Judaïsme, il existe un Talmud (ancienne composition de commentaires sur la Bible) appelé par les historiens « Le Talmud Palestinien », par opposition au « Talmud Babylonien ».

Néanmoins, durant les dernières quarante ou cinquante années, une perverse et vicieuse métamorphose du terme Palestine a pris racine parmi les anti-juifs, anti-israéliens et tous ceux qui haïssent les juifs sur la face du globe, particulièrement chez les pays arabes/islamiques et plus notamment chez les pays d’Europe exagérément dhimmifiés.

Le terme Filastin en arabe qui ne possède aucune connotation historique ou signification étymologique pour les arabes et les musulmans, a maintenant pris possession d’un mythe, à étendue excessivement grandiose qui sert de trames pour déverser une quantité inimaginable de propagande cinglante et venimeuse contre Israël et ses citoyens juifs. En fait, la distorsion et mythe d’une Palestine arabe se sont transformés en une religion virtuelle en elle-même.

Comment ce mythe d’un peuple inexistant et d’une terre inexistante Palestine est né? La réponse réside dans l’histoire tragique des confrontations militaires entre les romains et les juifs durant le premier siècle et s’étendant sur le second siècle quand Israël (Judée en temps-là) a été envahi et occupé par les armées romaines.

Amèrement froissés d’être gouvernés par des païens romains, les juifs combattirent l’ennemi pendant plus d’un siècle pour regagner leur indépendance. A deux reprises cependant, durant la domination romaine, le royaume indépendant de la Judée subsista.

Au début, sous le roi Hérode le Grand – Règne de l’empereur Augustus, puis durant sous le petit-fils d’Hérode, Hérode Agrippa – sous l’empereur Claudius. Quoiqu’il en soit, cela culmina en désastre quand les juifs se révoltèrent en l’an 66 après J.C et confrontèrent les romains pendant quatre ans. D’après l’historien Josephus, témoin visuel, il y eu plus d’un million de juifs qui périrent dans l’assaut et Jérusalem avec son temple furent détruits. Mais la Judée, même conquise, demeurait une province difficile à manier pour l’empire romain. Cela changea dramatiquement en l’an 132 après J.C, lorsqu’un certain Simeon Bar Kokhva se souleva contre Rome.

La guerre qui dura trois longues années s’intensifia, forçant l’empereur Hadrian de ramener son plus grand général, Julius Severus de l’Angleterre. Ce dernier, afin d’abattre la révolte, eut recours à non moins d’une douzaine de légions romaines. Mais en éteignant la révolte, il mit fin à la Judée. Hadrien qui en avait assez des juifs et de leurs rébellions, décida d’appeler la Judée « Syrie-Palestine ».

Le nom Palestine dérive des Philistins, ennemis séculaires des israéliens. Cela ne fit que retourner le couteau dans la plaie ouverte pour les juifs, déjà défaits. Jérusalem changea de nom aussi et fut appelée « Aelia Capitolina« . Ainsi pensait Hadrien, la question juive durant le premier et second siècle avait été résolue. Cela cependant, ne diminua pas la présence juive majoritaire sur les terres conquises d’Israël.

Cette situation demeura immuable jusqu’à l’arrivée du conquérant arabe émergeant du désert, qui briguait l’islamisation de tous les pays. En l’an 635 après J.C, les arabes avaient conquis les territoires allant de la Terre Sainte à Constantinople. Ces mêmes arabes n’arboraient apparemment aucun intérêt dans les terres Judéennes.

Au fait, quand ils pénétrèrent Jérusalem, ils ignoraient où ils se trouvaient réellement, tant et si bien qu’il avaient nommé « Iliyas » Jérusalem, dérivant du nom Aelia (substitut donné à Jérusalem par les Romains). Par un coup ironique du sort, ce fut un juif qui s’était converti à l’Islam qui déclencha l’attention du Calife Omar en lui révélant l’importance des terrains sur lesquels lui et ses armées se trouvaient, Jérusalem et le mont du Temple.

Ce fut en ce moment-là que les arabes décidèrent d’appeler Jérusalem « Al Quds » et « Beit Al Muqdas » qui ne sont que la traduction arabe des termes originaux en Hébreu: Ha-Qodesh et Beit Ha Miqdash, signifiant respectivement : La Ville Sainte et la Sainte Maison i.e le Saint Temple. Les arabes musulmans appellent les terres d’Israël, Jund Filastin (province de Palestine) employant directement le terme Greco-Romain.

La langue arabe ne possédant pas la lettre P, Palestine résonne dans leur langage Filastin. Et ainsi, tous les noms des villages israéliens présumés villages arabes, sous une mutation perverse arabe ne portent que leurs noms d’origine Hébraïque, Grecque ou Latine. Prenez par exemple Habron provient du nom Hébreu Hévron, Nablus = Nea Polis (Nouvelle ville) érigée sur les décombres de la ville biblique Shechem.

Le désintérêt des musulmans arabes des terres Judéennes était notoire, à l’exception peut être de la ville de Ramleh, qui fut apparemment construite sur les ruines juives de la ville Ramathaim Zophim, selon les archéologues. Aucune ville ne fut construite par les Arabes et les autres conquérants musulmans.

C’est Ramleh qui ironiquement devint la capitale de Filastin. Jérusalem n’a jamais réellement joué un rôle prépondérant hormis la construction du Masjid Al-Aqsa (La mosquée d’Al-Aqsa) et Qubbat As-Sahra (Le Dôme du Rocher) érigés sur les ruines du Temple juif. L’unique objectif derrière l’érection de ces bâtiments était de démontrer la supériorité de l’Islam sur le Judaïsme et entrer en compétition avec la Sainte Sépulture des chrétiens se trouvant dans ses parages, construite antérieurement à la venue de l’Islam.

Thérèse Zrihen

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